Brexit : « Le Royaume-Uni ne pourra pas avoir un pied dehors, un pied dedans »

Publié le : 05/04/2017

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Le Parlement européen a adopté aujourd’hui au Parlement européen une résolution très ferme sur sa position concernant le Brexit et le début des négociations.

Alors que la séparation devient inévitable, et aussi douloureuse qu’elle puisse être, il est normal que chaque partie cherche à faire valoir ses droits. Dès lors, notre priorité absolue doit être la défense des citoyens européens et donc celle de l’intérêt général de l’Union.

Dans une négociation comme celle-ci, aucune faiblesse ne nous sera pardonnée. Si nous ne sommes pas fermes dans ces discussions, soyons-sûrs d’une chose : les britanniques, eux, le seront à notre égard. La moindre division, la moindre faille, sera exploitée contre nous. L’unité est donc une impérieuse nécessité.

C’est une relation pragmatique et réaliste qui doit maintenant prévaloir entre nous et le Royaume-Uni. Cela nous oblige bien sûr à régler d’abord les conditions du « divorce » avant d’envisager les termes de notre future relation, mais aussi à n’accorder aucun statut spécial, aucun traitement de faveur, quel qu’il soit, au Royaume-Uni, qui deviendra un simple État tiers. Il faudra aussi solder les comptes, et l’ardoise sera lourde pour la Grande-Bretagne.

Le message est clair : pas d’Europe à la carte, pas de compromission avec nos principes fondamentaux, et aucun avantage particulier sans respect préalable des règles de notre maison commune. Le Royaume-Uni ne pourra pas avoir un pied dehors, un pied dedans. Nous ne devons pas transiger, non plus, avec la sécurité de nos concitoyens. C’est pourquoi je condamne fermement le chantage à la coopération sécuritaire engagé par Theresa May.

Laissons enfin de côté les négociations de bazar ! Laissons derrière-nous les petits enjeux politiciens, la question du rôle des députés britanniques, des postes en commissions parlementaires… et autres sujets de moindre envergure. L’enjeu est au fond bien plus important que tout cela, il s’agit de l’avenir de l’Union européenne.

En effet, un divorce n’empêche pas de refaire sa vie. Qu’elle que soit l’issue des négociations, le Brexit ne marquera pas la fin du projet européen, dont l’Histoire dépasse de loin le destin d’un seul État membre et dont le bilan, quoi qu’on en dise, est fortement positif. Il doit au contraire être l’occasion de relancer la construction européenne et de repenser ensemble notre destinée commune.

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