Marine Le Pen, candidate de la Faillite Nationale

Publié le : 05/05/2017

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Marine Le Pen est la représentante d’une caste qui, du père à la fille en passant par la nièce, a consacré toute sa vie à la conquête du pouvoir. Elle n’est pas la candidate des plus faibles.

La sortie de l’euro plomberait le pouvoir d’achat des Français d’une centaine d’euros par mois avec une monnaie dévaluée et des prix qui exploseraient. Vous venez d’emprunter pour financer les études de vos enfants ? Il faudra rembourser plus avec moins. Vous épargnez pour l’achat d’un nouvel appartement ? Votre épargne sera bloquée par l’État pour éviter la fuite des capitaux. Vous êtes sur le point de trouver un nouvel emploi ? Les entreprises et les investisseurs fuiront la France, effrayés par la politique économique du FN, et asphyxiées par les charges et la fermeture des frontières.

Marine Le Pen n’est pas non plus la candidate de la droite. Au Parlement européen, elle vote très souvent comme Jean-Luc Mélenchon. Dans un récent tract, le FN lui-même assume et revendique partager de nombreuses idées avec l’extrême-gauche. Le Front National et le Front de gauche ont de nombreux combats en commun.

Quitter l’Union européenne n’est pas une solution et affaiblirait la France. De plus, il est faux de croire que les 26 autres États de l’UE se plieront à nos exigences. Ils souhaiteront au contraire ne faire aucun cadeau à une France incapable de se réformer et guidée par l’extrême-droite, au risque de favoriser chez eux la montée du populisme.

Marine Le Pen a montré hier soir lors du débat qu’elle n’avait pas une stature de présidentiable. Elle est un danger pour notre pays, qu’alimentent tous ceux qui disent vouloir s’abstenir ou voter blanc, ce qui fera automatiquement le jeu du Front National.

Je ne partage pas tout le projet de M. Macron, notamment sur le terrain des valeurs, mais je me retrouve dans ses convictions libérales et pro-européennes. Je ne ferai pas l’erreur de mettre Emmanuel Macron et Marine Le Pen sur le même plan. L’échelle des risques n’est pas comparable. Il n’est cependant pas question de donner un blanc-seing à Emmanuel Macron. Les législatives seront l’occasion de le lui rappeler en faisant largement gagner nos couleurs. C’est pourquoi je me battrai, aux côtés de nos candidats, pour que la droite sorte vainqueur des prochaines élections législatives.

Je ne m’estime en aucun cas propriétaire des voix de mes électeurs, et je n’ai aucun ordre à leur donner. Mais en tant qu’élue, il est de mon devoir d’expliquer mon choix à ceux qui m’ont fait confiance et auprès desquels je me sens responsable. Décider de ne pas choisir, ou de taire mes convictions, ce serait fuir mes responsabilités.

Le 7 mai prochain, je voterai donc pour Emmanuel Macron.

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